Culture et histoire

Église Saint-Jean le Divin, Yale, photo de BC Heritage
Église Saint-Jean le Divin, Yale, photo de BC Heritage

Pendant des millénaires, les tribus Salish de l'intérieur et Salish de la côte, ainsi que plusieurs autres bandes issues des Premières nations, ont élu domicile dans la région Côte et Montagnes de Vancouver. Les Salish de la côte se déplaçaient au fil des saisons et s'installaient dans des villages au bord de l'océan pendant l'hiver.

Leurs maisons communes étaient construites avec le bois provenant des forêts de thuyas géants. Les Salish de l'intérieur habitaient dans les grandes vallées fluviales, où ils construisaient des maisons semi-enterrées appelées « pit-houses ».

Aujourd'hui, les traditions, l'art, le folklore, l'histoire et les légendes des Premières nations Salish font partie intégrante du paysage culturel de la région. Leur mode de vie immémorial est marqué par un profond respect de la nature et de l'humanité. Les visiteurs peuvent découvrir la culture aborigène de la Colombie-Britannique grâce à des sites touristiques tels que les totems du parc Stanley ou le musée d'anthropologie de l'UCB.

La nature a également joué un rôle important dans l'histoire européenne de la région. Le puissant fleuve Fraser (le fleuve le plus important de la province, célèbre pour ses courants très rapides) traverse la Colombie-Britannique, rappelant l'histoire fascinante de la découverte et du développement de la région par les Européens.

Arrivée des Européens

En 1791, l'officier naval espagnol José María Narváez fut le premier Européen à découvrir le fleuve Fraser. L'année suivante, le capitaine George Vancouver découvrit et ajouta sur la carte l'anse Burrard, qui correspond aujourd'hui aux rives de Vancouver. En 1808, l'explorateur Simon Fraser atteignit l'embouchure du fleuve Fraser de l'intérieur et toucha terre au village aborigène de Musqueam. Près de vingt ans plus tard, la Hudson's Bay Company installa un comptoir commercial appelé Fort Langley à l'est de la ville de Vancouver actuelle, sur le fleuve Fraser.

Le fleuve devint une voie de transport majeure à la fin des années 1850, avec la découverte d'or.

La ruée vers l'or sur le Fraser attira des milliers de prospecteurs dans la région. Des marchands, des entrepreneurs et des hommes d'affaires suivirent les orpailleurs. Ils bâtirent des villes et entreprirent de développer ce territoire frontière. Le bateau à aubes étant le principal mode de transport, le fleuve Fraser était la plus grande autoroute de la région.

Transport et fêtes

Dans les années 1880, des développements importants comme le chemin de fer Canadien Pacifique ont stimulé la région en pleine croissance et attiré un afflux considérable d'ouvriers chinois. C'était la promesse de cette liaison d'une côte à l'autre qui a fait adhérer la province à la confédération en 1871. Lorsque la ligne de chemin de fer fut pratiquement terminée en 1886, la ville de Granville fut rebaptisée Vancouver. Sa position en tant que plaque tournante du transport a garanti son rôle dominant dans la vie économique et sociale de la province.

D'autres futurs hauts lieux de la Colombie-Britannique ont vu le jour pendant cette période. John « Gassy Jack » Deighton ouvrit un saloon en 1867 sur la rive sud de l'anse Burrard ; le quartier prit le nom de Gastown. En 1885, Harrison Hot Springs devint la première station thermale de Colombie-Britannique après la construction de son premier hôtel. Et trois ans plus tard, on inaugura le parc Stanley, qui porte le nom de Lord Stanley, alors Gouverneur général du Canada.

En 1986, Vancouver a fêté son centenaire dans des proportions internationales, en accueillant une manifestation majeure, l'exposition universelle de 1986. Dans ce centre urbain où la croissance a été directement liée au développement des transports, le thème des transports et des communications adopté pour l'événement était particulièrement bien choisi. Un autre événement marquant a eu lieu la même année : la Sechelt Indian Band est devenue le premier groupe d'aborigènes de Colombie-Britannique à acquérir une forme d'autonomie à caractère municipal.

En février et en mars 2010, Vancouver a reçu une reconnaissance supplémentaire de son statut de ville de niveau mondial en accueillant les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2010.